sous les combles

L'IMAGE DE L'INVISIBLE

Sous les combles, les couleurs traversent mon histoire. Le lien de filiation avec les topologies est simple, il m’ancre au territoire exigu des combles, alors je plie mon corps tendre sous les toits, enchaîné à une suite de générations. C’est ici que je travaille, c’est ici que le drame se joue, avec les araignées muettes et le plancher éventré. L’Hiver, mes yeux sont creusés d’ornières, ils ne regardent plus rien, la nuit est un gel terrible. C’est ici que j’ai la sensation d’être plus lent, l’extérieur est une inégalité fantasmée. Peindre est une injustice, c’est un éloignement à l’égard des autres et de la vie. Je travaille comme une brute et le matin m’endort.

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- ALEXANDRE VALETTE -

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